Sommeil à basse fréquence

Sommeil à basse fréquence.

De 1980 à 1983, un homme du nom d’Eldon Byrd a dirigé le projet des armes électromagnétiques non létales du Corps des Marines. Il a effectué l’essentiel de ses recherches à l’Institut des Recherches en Radiobiologie des Forces Armées à Bethesda, dans le Maryland. « Nous recherchions l’activité électrique dans le cerveau et comment l’influencer », dit-il.

En utilisant des radiations électromagnétiques de très faibles fréquences, les vagues en dessous des fréquences radio sur le spectre électromagnétique, il a découvert qu’il pouvait induire le cerveau à libérer des substances chimiques régularisant le comportement. « Nous pourrions mettre les animaux dans un état de stupeur », a-t-il dit, « en les frappant avec ces fréquences. Nous avons forcé les cerveaux des poulets, in vitro, à vider 80 pour cent des opiacés naturels dans leur cerveau », a dit Byrd. Il a même dirigé un petit projet qui utilise des champs magnétiques pour amener certaines cellules du cerveau des rats à libérer de l’histamine.

Chez l’homme, ceci provoquerait des symptômes instantanés semblables à la grippe et des nausées. « Ces champs étaient extrêmement faibles. Ils étaient indétectables », a dit Byrd. « Les effets étaient non létaux et réversibles. Vous pouvez désactiver temporairement une personne », pensait Byrd. « Ceci aurait été comme un pistolet paralysant ».

Byrd n’a jamais testé aucun de ses dispositifs (NdT : dans une situation concrète) et il a dit que son programme, prévu pour quatre ans, avait apparemment été fermé après deux ans. « Le travail était vraiment exceptionnel », grogne-t-il. « Nous aurions eu une arme en un an ». Byrd reçu l’assurance que son travail serait non classé, « à moins que cela fonctionne ». Parce qu’il a fonctionné, il soupçonne que le programme « est devenu noir ».

D’autres scientifiques racontent des histoires similaires de recherche sur les radiations électromagnétiques devenant top secrètes une fois que des résultats positifs ont été atteints. Il y a des indices que ce travail se poursuit. En 1995, la réunion annuelle des généraux quatre étoiles de la US Air Force, appelée CORONA, a examiné plus de 1,000 projets potentiels. Un s’appelait « faire dormir l’ennemi/empêcher l’ennemi de dormir. Il demandait d’explorer « l’acoustique », « les micro-ondes », et « la manipulation des ondes cérébrales » pour modifier les habitudes de sommeil. C’était l’un des trois projets approuvés pour une enquête initiale.

Ajouter un commentaire