Petit exutoire du dimanche 02/06/13 en attendant la sentence...

 Tout en moi semble une enclume,

Je dois bien peser une tonne,

Malgré mon nouveau poids plume,

Et le "repos" qu'on m'ordonne.

 

Une pression sur le thorax,

Respiration entravée,

Je ne tiens plus sur mon axe,

Debout, assis, allongé.

 

Pas une minute de sommeil,

Mon cerveau est chaviré,

Beaucoup d’souffle dans les oreilles,

Folie ou débilité ?

 

Même à quatre-vingt-dix ans,

Avec une vie bien remplie,

J'aurais été plus vaillant,

Sans ces démons cramoisis.

 

La science nous fait des merveilles,

Einstein l’a bien précisé,

Elle défonce les abeilles,

Qui bossent pour l’humanité.

 

Jamais ils n'me lâcheront,

Ils ont toujours été là,

Ils défoncent les pucerons,

A la bombe Hiroshima.

 

L'entourage n'y croit pas,

Pourtant tout est sous leurs yeux,

C'est peut-être mieux comme ça,

La vie semble beaucoup mieux.

 

Voir cette putain d’vérité,

Difficile à concevoir,

C’est ne jamais l’oublier,

Et souvent un aurevoir.

 

Des vies avec des vies sans,

Pourtant j’aurais tout donné,

On n’choisit que très rarement,

Viv’ment qu’j’sois de l’aut’ côté.

 

J’aurai certainement fini,

Si le monde était basé,

Vers le haut d’la hiérarchie,

Sur des principes inversés.

 

Tant pis pour le châtiment,

Personne n’l’aurait mérité,

L’Univers s’déroule surement,

Tel qu’il devait s’dérouler.

 

Brulé

 
 

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Date de dernière mise à jour : 02/06/2013